mercredi 31 octobre 2007

Bouquin : Le temps de la sorcière

L'Islande des islandais.


Un nouvel auteur de polar polaires ? On ne pouvait l'ignorer, merci Essel !
Voici donc Arni Thorarinsson et Le temps de la sorcière.
Mais ne vous fiez pas plus au titre qu'à la date de ce billet : tout cela n'a rien à voir ni avec Halloween ni avec Harry Potter ! Mais c'était trop tentant pour rater l'occasion.
On aime bien Halloween : ça va bien avec les couleurs du blog ... En réalité, de polar il est même assez peu question et l'intrigue policière y est plutôt mince. Amateurs de flics désabusés et de serial killer passez votre chemin.
C'est de polaire qu'il est question ici. Une véritable enquête sur les Islandais en Islande. Passionnante découverte de la vie quotidienne de nos lointains voisins polaires.
Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur les Islandais sans jamais oser le demander à Arnaldur Indridason !
Einar, le héros d'Arni fils de Thorarins, est un journaliste.
Un journaliste envoyé en punition dans la «province islandaise».
Oui, car il y a une «province» en Islande, et si à nos yeux de parisiens prétentieux et malheureux à l'idée de franchir le périphérique, Reykjavik est un trou perdu au bout d'une île perdue, et bien les villages d'Islande sont, aux yeux des habitants prétentieux de Reykjavik, des petits trous perdus au bord d'un trou perdu au fond d'une île perdue !
[...] La première fois que je suis venu à Reydargerdi, c'était en plein hiver. La lumière du jour disparaissait dès le début de l'après-midi comme si on avait éteint une ampoule électrique et le village de bord de mer se blotissait sous la neige en redoutant que les montagnes ne viennent en déverser encore plus. Quelques malheureuses âmes marchaient sur les sentiers où la neige avait été déblayée entre les maisons. J'étais le seul client de l'hôtel.
C'est avec un humour finement dosé que Arni, fils de Thorarins, nous dépeint la vie de ses concitoyens : la mode vestimentaire, les portables, la politique de village, le business de la politique, les jeunes étudiants, la drogue, l'attirance pour le Danemark, les immigrés venus des pays de l'est ou même d'Asie, l'anglais qui envahit la langue natale (là-bas, les feuilletons télé sont diffusés en VO), ... tout cela est bien savoureux et bien intéressant.
La traduction (d'Éric Boury, le traducteur d'Indridason) est finement anotée ce qui ne gâte rien.
Arni, fils de Thorarins, ne prétend pas rivaliser avec Arnaldur, fils d'Indrid, et si l'on veut découvrir les polars islandais, il vaut mieux effectivement commencer par une valeur sûre comme La femme en vert.
Mais pour les curieux qui veulent prolonger le voyage, Le temps de la sorcière est une bonne adresse.
Peut-être est-ce dû à cette enquête de journaliste, mais le style d'Arni, fils de Thorarins, rappelle un peu celui du suédois Stieg Larsson et de sa trilogie Millenium, qui envahit les pubs du métro en ce moment.

Pour celles et ceux qui aiment le journalisme et les voyages en Islande. 
C'est sorti cet été, Essel l'a lu, mais c'est peut-être bien la seule !

Bouquin : Le temps de la sorcière

L'Islande des islandais.


Un nouvel auteur de polar polaires ? On ne pouvait l'ignorer, merci Essel !
Voici donc Arni Thorarinsson et Le temps de la sorcière.
Mais ne vous fiez pas plus au titre qu'à la date de ce billet : tout cela n'a rien à voir ni avec Halloween ni avec Harry Potter ! Mais c'était trop tentant pour rater l'occasion.
On aime bien Halloween : ça va bien avec les couleurs du blog ... En réalité, de polar il est même assez peu question et l'intrigue policière y est plutôt mince. Amateurs de flics désabusés et de serial killer passez votre chemin.
C'est de polaire qu'il est question ici. Une véritable enquête sur les Islandais en Islande. Passionnante découverte de la vie quotidienne de nos lointains voisins polaires.
Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur les Islandais sans jamais oser le demander à Arnaldur Indridason !
Einar, le héros d'Arni fils de Thorarins, est un journaliste.
Un journaliste envoyé en punition dans la «province islandaise».
Oui, car il y a une «province» en Islande, et si à nos yeux de parisiens prétentieux et malheureux à l'idée de franchir le périphérique, Reykjavik est un trou perdu au bout d'une île perdue, et bien les villages d'Islande sont, aux yeux des habitants prétentieux de Reykjavik, des petits trous perdus au bord d'un trou perdu au fond d'une île perdue !
[...] La première fois que je suis venu à Reydargerdi, c'était en plein hiver. La lumière du jour disparaissait dès le début de l'après-midi comme si on avait éteint une ampoule électrique et le village de bord de mer se blotissait sous la neige en redoutant que les montagnes ne viennent en déverser encore plus. Quelques malheureuses âmes marchaient sur les sentiers où la neige avait été déblayée entre les maisons. J'étais le seul client de l'hôtel.
C'est avec un humour finement dosé que Arni, fils de Thorarins, nous dépeint la vie de ses concitoyens : la mode vestimentaire, les portables, la politique de village, le business de la politique, les jeunes étudiants, la drogue, l'attirance pour le Danemark, les immigrés venus des pays de l'est ou même d'Asie, l'anglais qui envahit la langue natale (là-bas, les feuilletons télé sont diffusés en VO), ... tout cela est bien savoureux et bien intéressant.
La traduction (d'Éric Boury, le traducteur d'Indridason) est finement anotée ce qui ne gâte rien.
Arni, fils de Thorarins, ne prétend pas rivaliser avec Arnaldur, fils d'Indrid, et si l'on veut découvrir les polars islandais, il vaut mieux effectivement commencer par une valeur sûre comme La femme en vert.
Mais pour les curieux qui veulent prolonger le voyage, Le temps de la sorcière est une bonne adresse.
Peut-être est-ce dû à cette enquête de journaliste, mais le style d'Arni, fils de Thorarins, rappelle un peu celui du suédois Stieg Larsson et de sa trilogie Millenium, qui envahit les pubs du métro en ce moment.

Pour celles et ceux qui aiment le journalisme et les voyages en Islande. 
C'est sorti cet été, Essel l'a lu, mais c'est peut-être bien la seule !

mardi 30 octobre 2007

Cinoche : Le dernier voyage du juge Feng

Connaissance du monde.

Hier soir, nous avons accompagné le juge Feng dans son dernier voyage.

Le Juge Feng est un peu à la justice chinoise des montagnes ce que le fils de l'épicier était à la gastronomie de nos campagnes il n'y a pas si longtemps.
Un juge itinérant qui transporte à dos de mulet l'emblème du Parti et du ministère de la justice, pièce essentielle au respect de la loi dans ces contrées lointaines.
Ce juge qui va de village en village colporter la bonne parole, c'est un peu le dernier défenseur de la raison face aux croyances et aux coutumes, l'ultime rempart de la morale, une dérisoire tentative de maintenir la présence de l'État (on évoque à peine à quelques reprises la menace policière, sans trop y croire).
Le juge Feng a pour mission de rendre la justice dans les montagnes du Yunnan (aux confins du Tibet, au sud-ouest de la Chine), là où vivent des minorités ethniques comme on dit, et en l'occurrence ici : les Pumis, les Mosos et les Yis (en quelques sorte les Apaches, les Comanches et les Navajos de la Chine).
C'est l'occasion de superbes images sur ces visages, ces costumes, ces maisons ... et la vie rude (c'est le moins qu'on puisse dire) de ces montagnards.
Pour ce voyage, il est accompagné de sa fidèle assistante et greffière, Yang, qui va prendre sa retraite dans ces montagnes où elle est née, et d'un jeune apprenti, fraîchement promu de l'école de droit et, au passage, venu chercher femme.
À ces trois beaux portraits que l'on découvre peu à peu (et notamment une belle histoire non-dite entre le juge et son assistante), il faut ajouter la mule, quatrième personnage clé du film !
Le film est lent (même s'il n'est pas très long) et on aimerait poursuivre la balade avec eux pendant des heures et des jours sur les sentiers de montagnes, au rythme indolent des pas de la mule.
Chaque étape dans chaque village est prétexte, après cris et braillements, à discordes, disputes, discussions, négociations et palabres, au cours desquelles le juge Feng essaie tant bien que mal de faire triompher le bon droit, ou tout au moins de ne pas perdre la face, ce qui suffira à ranimer un peu de respect pour la justice de l'État, jusqu'à son prochain passage.
Quitte à payer de sa poche et trop cher un cochon objet de litige.
Pas de message sentencieux, pas de thèse politique : chaque épisode se joue tout en humanité et en finesse comme celui de la récupération de l'emblème de la justice perdu au milieu des marais mouvants (tout le village démonte portes et volets des maisons pour bricoler un pont et récupérer le fameux emblème dont le juge Feng leur a dit que, s'il n'était ni en or ni en argent, il n'en était pas moins vénérable ... que le Bouddha de leurs ancêtres !), ou encore comme les longues palabres avec l'honorable aïeule du village pour tenter de lui extorquer le nom du voleur de la mule (le village entier s'était mobilisé pour retrouver discrètement l'animal ... pendant l'absence du juge).
Un merveilleux voyage qu'on aimerait bien prolonger mais Liu Jie, le réalisateur, a quand même un message à nous faire passer : c'est le dernier voyage du juge Feng et il semble bien que ce monde caché soit voué à la disparition ...

Pour celles et ceux qui aiment les voyages, les portraits, les fables et les découvertes ethniques. 
D'autres avis sur Critico-Blog.

Cinoche : Le dernier voyage du juge Feng

Connaissance du monde.

Hier soir, nous avons accompagné le juge Feng dans son dernier voyage.

Le Juge Feng est un peu à la justice chinoise des montagnes ce que le fils de l'épicier était à la gastronomie de nos campagnes il n'y a pas si longtemps.
Un juge itinérant qui transporte à dos de mulet l'emblème du Parti et du ministère de la justice, pièce essentielle au respect de la loi dans ces contrées lointaines.
Ce juge qui va de village en village colporter la bonne parole, c'est un peu le dernier défenseur de la raison face aux croyances et aux coutumes, l'ultime rempart de la morale, une dérisoire tentative de maintenir la présence de l'État (on évoque à peine à quelques reprises la menace policière, sans trop y croire).
Le juge Feng a pour mission de rendre la justice dans les montagnes du Yunnan (aux confins du Tibet, au sud-ouest de la Chine), là où vivent des minorités ethniques comme on dit, et en l'occurrence ici : les Pumis, les Mosos et les Yis (en quelques sorte les Apaches, les Comanches et les Navajos de la Chine).
C'est l'occasion de superbes images sur ces visages, ces costumes, ces maisons ... et la vie rude (c'est le moins qu'on puisse dire) de ces montagnards.
Pour ce voyage, il est accompagné de sa fidèle assistante et greffière, Yang, qui va prendre sa retraite dans ces montagnes où elle est née, et d'un jeune apprenti, fraîchement promu de l'école de droit et, au passage, venu chercher femme.
À ces trois beaux portraits que l'on découvre peu à peu (et notamment une belle histoire non-dite entre le juge et son assistante), il faut ajouter la mule, quatrième personnage clé du film !
Le film est lent (même s'il n'est pas très long) et on aimerait poursuivre la balade avec eux pendant des heures et des jours sur les sentiers de montagnes, au rythme indolent des pas de la mule.
Chaque étape dans chaque village est prétexte, après cris et braillements, à discordes, disputes, discussions, négociations et palabres, au cours desquelles le juge Feng essaie tant bien que mal de faire triompher le bon droit, ou tout au moins de ne pas perdre la face, ce qui suffira à ranimer un peu de respect pour la justice de l'État, jusqu'à son prochain passage.
Quitte à payer de sa poche et trop cher un cochon objet de litige.
Pas de message sentencieux, pas de thèse politique : chaque épisode se joue tout en humanité et en finesse comme celui de la récupération de l'emblème de la justice perdu au milieu des marais mouvants (tout le village démonte portes et volets des maisons pour bricoler un pont et récupérer le fameux emblème dont le juge Feng leur a dit que, s'il n'était ni en or ni en argent, il n'en était pas moins vénérable ... que le Bouddha de leurs ancêtres !), ou encore comme les longues palabres avec l'honorable aïeule du village pour tenter de lui extorquer le nom du voleur de la mule (le village entier s'était mobilisé pour retrouver discrètement l'animal ... pendant l'absence du juge).
Un merveilleux voyage qu'on aimerait bien prolonger mais Liu Jie, le réalisateur, a quand même un message à nous faire passer : c'est le dernier voyage du juge Feng et il semble bien que ce monde caché soit voué à la disparition ...

Pour celles et ceux qui aiment les voyages, les portraits, les fables et les découvertes ethniques. 
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dimanche 28 octobre 2007

Cinoche : Un secret

Le temps des secrets.

On est un peu en retard en ce moment sur les sorties cinoche ...
Il nous reste à vous dire Un secret de Claude Miller.
Un film étrange, un peu glacé. On ne sait si c'est délibéré ou si c'est dû au parti pris très «littéraire» de l'adaptation du roman de Grimbert (qu'on n'avait pas lu).
Né après la guerre, un jeune enfant chétif grandit dans l'épaisseur d'un secret de famille.
D'une famille juive.
Comme il ne répond pas à l'attente de son gymnaste de père marié à une jolie naïade (belle et hiératique Cécile de France), il s'invente un frère plus musclé et plus fort.
Plus tard, il découvrira pour de bon l'existence d'un véritable frère et le fin mot de l'histoire.
On découvre peu à peu l'enfance de ce fils chétif, ainsi que l'histoire de sa famille pendant les années de guerre, histoire qui aura précédé sa naissance.
À toutes ces couches de souvenirs enfouis sous les secrets, répond un épisode contemporain, filmé en noir et blanc : le fils adulte retrouve son père, déstabilisé par la perte de son chien. Comme en écho aux pertes du passé.
Un film étrange : pendant la période qui précéde le tout début de la guerre, Claude Miller filme une ambiance quasi surréaliste dans une piscine de loisirs, façon Les dieux du stade, piscine que traverse Cécile de France, sculpturale et glacée, toujours aussi lumineuse.
Plus tard, le film s'étoffe peu à peu, lentement, au fur et à mesure que les secrets s'épaississent jusqu'à ce que derrière le décor historique de cette famille juive décimée par la guerre, on découvre une tragique histoire d'amour.
Un film étrange dont on reste en retrait, comme à distance, malgré trois beaux portraits de femme : Cécile de France on l'a déjà dit, mais aussi Julie Depardieu la confidente du fils qui lui dévoilera les non-dits de la famille et encore Ludivine Sagnier qui ... Stop !

Pour celles et ceux qui aiment les histoires d'amour et les années 30. 
D'autres avis sur Critico-Blog.

Cinoche : Un secret

Le temps des secrets.

On est un peu en retard en ce moment sur les sorties cinoche ...
Il nous reste à vous dire Un secret de Claude Miller.
Un film étrange, un peu glacé. On ne sait si c'est délibéré ou si c'est dû au parti pris très «littéraire» de l'adaptation du roman de Grimbert (qu'on n'avait pas lu).
Né après la guerre, un jeune enfant chétif grandit dans l'épaisseur d'un secret de famille.
D'une famille juive.
Comme il ne répond pas à l'attente de son gymnaste de père marié à une jolie naïade (belle et hiératique Cécile de France), il s'invente un frère plus musclé et plus fort.
Plus tard, il découvrira pour de bon l'existence d'un véritable frère et le fin mot de l'histoire.
On découvre peu à peu l'enfance de ce fils chétif, ainsi que l'histoire de sa famille pendant les années de guerre, histoire qui aura précédé sa naissance.
À toutes ces couches de souvenirs enfouis sous les secrets, répond un épisode contemporain, filmé en noir et blanc : le fils adulte retrouve son père, déstabilisé par la perte de son chien. Comme en écho aux pertes du passé.
Un film étrange : pendant la période qui précéde le tout début de la guerre, Claude Miller filme une ambiance quasi surréaliste dans une piscine de loisirs, façon Les dieux du stade, piscine que traverse Cécile de France, sculpturale et glacée, toujours aussi lumineuse.
Plus tard, le film s'étoffe peu à peu, lentement, au fur et à mesure que les secrets s'épaississent jusqu'à ce que derrière le décor historique de cette famille juive décimée par la guerre, on découvre une tragique histoire d'amour.
Un film étrange dont on reste en retrait, comme à distance, malgré trois beaux portraits de femme : Cécile de France on l'a déjà dit, mais aussi Julie Depardieu la confidente du fils qui lui dévoilera les non-dits de la famille et encore Ludivine Sagnier qui ... Stop !

Pour celles et ceux qui aiment les histoires d'amour et les années 30. 
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vendredi 26 octobre 2007

Bouquin : Lâchons les chiens

Trop fort, le mormon !

Brady Udall signe là un excellent recueil de nouvelles : Lâchons les chiens.
Udall possède un art consommé de nous camper un ou deux personnages en seulement quelques pages.
De nous peindre tout un décor, toute une ambiance, avec un ou deux personnages donc, bien épais et tout remplis d'une longue histoire, d'une longue vie, tout ça en vingt pages.
Avec lui on se complait à jouer et rejouer une partie de basket près de la décharge.
On visite un village de barjos en pénétrant successivement dans chacune des maisons.
Ça se passe dans l'Amérique profonde, là-bas loin vers l'ouest (Udall est mormon).
Là où il n'y a pas grand chose, juste les gens et leurs vies.
[...] Holbrook, située sur les hauts plateaux désertiques du nord-est de l'Arizona, abrite fièrement une forêt pétrifiée et des ossements de dinosaures. Dans les villes de cinéma, on voit des indiens en bois devant les drugstores. Nous, on a des indiens en pierre devant les nôtres.
Brady Udall écrit comme un véritable prestidigitateur, comme un magicien de foire, il agite devant nous un détail gros comme une maison pendant qu'il tisse dans notre dos le fil de son histoire et puis pour finir, vrrroouuff, un coup de baguette et nous voici tout retournés par la chute qui met joliment à nu l'âme humaine de ses personnages.
Même si dans quelques histoires, il est question de chiens, comme dans la première qui donne son titre au recueil (à elle seule, elle vaut la lecture).
[...] Mes chiens, aussi vifs et méchants qu'ils soient, forment la meilleure meute de tout le sud des Rocheuses. Ils traquent n'importe quel animal que je leur indique - que ce soit un ours, un lynx ou un puma - et s'ils le peuvent, ils le tuent. Ils savent que je n'aime pas tellement le côté mise à mort, de sorte qu'ils s'en chargent parfois à ma place.
Notre préférée est peut-être celle du serpent, le plus grand serpent que j'aie jamais vu sans le secours de l'alcool. Là encore le spectateur un peu badaud regarde le serpent s'agiter dans les mains du magicien.
Et pendant que l'on regarde ailleurs : et nous voilà, trois hommes assis sur une véranda, trois hommes qui ont perdu leurs femmes. Du grand art.
Tout ça avec beaucoup d'humour. Mais un humour qui cache bien mal la tendresse que l'auteur porte à ses personnages : parfois grinçantes, parfois sombres, toutes ses nouvelles transpirent d'humanité.
Pour en témoigner, voici un dernier extrait, une véritable petite histoire à lui tout seul.
[...] Hannah est une fille de ma classe d'Évolution du langage. On a fait des travaux ensemble. Hier, elle est allée à une soirée ici, dans la résidence, et elle s'est pointée à ma porte vers minuit, esquissant l'espèce de petit pas de deux propre à ceux qui ont forcé sur la Budweiser, et elle m'a demandé si je savais où était sa voiture. Plutôt que de sortir en pleine nuit fouiller tout ce quartier pourri, j'ai préféré la laisser rester. Elle a dormi sur un côté du lit et n'a cessé d'émettre des sifflements par le nez qui m'ont rappelé ceux que faisait Trooper, mon chien de chasse noir et fauve, quand il couchait près de moi. Il est mort depuis trois ans, mais c'est un bruit qui me réconforte toujours.
Rien à ajouter, rien à enlever. Ne manquez pas ces quelques nouvelles de l'ouest.


Pour celles et ceux qui aiment les portraits d'hommes. 
Hilde en parle, d'autres aussi.

Bouquin : Lâchons les chiens

Trop fort, le mormon !

Brady Udall signe là un excellent recueil de nouvelles : Lâchons les chiens.
Udall possède un art consommé de nous camper un ou deux personnages en seulement quelques pages.
De nous peindre tout un décor, toute une ambiance, avec un ou deux personnages donc, bien épais et tout remplis d'une longue histoire, d'une longue vie, tout ça en vingt pages.
Avec lui on se complait à jouer et rejouer une partie de basket près de la décharge.
On visite un village de barjos en pénétrant successivement dans chacune des maisons.
Ça se passe dans l'Amérique profonde, là-bas loin vers l'ouest (Udall est mormon).
Là où il n'y a pas grand chose, juste les gens et leurs vies.
[...] Holbrook, située sur les hauts plateaux désertiques du nord-est de l'Arizona, abrite fièrement une forêt pétrifiée et des ossements de dinosaures. Dans les villes de cinéma, on voit des indiens en bois devant les drugstores. Nous, on a des indiens en pierre devant les nôtres.
Brady Udall écrit comme un véritable prestidigitateur, comme un magicien de foire, il agite devant nous un détail gros comme une maison pendant qu'il tisse dans notre dos le fil de son histoire et puis pour finir, vrrroouuff, un coup de baguette et nous voici tout retournés par la chute qui met joliment à nu l'âme humaine de ses personnages.
Même si dans quelques histoires, il est question de chiens, comme dans la première qui donne son titre au recueil (à elle seule, elle vaut la lecture).
[...] Mes chiens, aussi vifs et méchants qu'ils soient, forment la meilleure meute de tout le sud des Rocheuses. Ils traquent n'importe quel animal que je leur indique - que ce soit un ours, un lynx ou un puma - et s'ils le peuvent, ils le tuent. Ils savent que je n'aime pas tellement le côté mise à mort, de sorte qu'ils s'en chargent parfois à ma place.
Notre préférée est peut-être celle du serpent, le plus grand serpent que j'aie jamais vu sans le secours de l'alcool. Là encore le spectateur un peu badaud regarde le serpent s'agiter dans les mains du magicien.
Et pendant que l'on regarde ailleurs : et nous voilà, trois hommes assis sur une véranda, trois hommes qui ont perdu leurs femmes. Du grand art.
Tout ça avec beaucoup d'humour. Mais un humour qui cache bien mal la tendresse que l'auteur porte à ses personnages : parfois grinçantes, parfois sombres, toutes ses nouvelles transpirent d'humanité.
Pour en témoigner, voici un dernier extrait, une véritable petite histoire à lui tout seul.
[...] Hannah est une fille de ma classe d'Évolution du langage. On a fait des travaux ensemble. Hier, elle est allée à une soirée ici, dans la résidence, et elle s'est pointée à ma porte vers minuit, esquissant l'espèce de petit pas de deux propre à ceux qui ont forcé sur la Budweiser, et elle m'a demandé si je savais où était sa voiture. Plutôt que de sortir en pleine nuit fouiller tout ce quartier pourri, j'ai préféré la laisser rester. Elle a dormi sur un côté du lit et n'a cessé d'émettre des sifflements par le nez qui m'ont rappelé ceux que faisait Trooper, mon chien de chasse noir et fauve, quand il couchait près de moi. Il est mort depuis trois ans, mais c'est un bruit qui me réconforte toujours.
Rien à ajouter, rien à enlever. Ne manquez pas ces quelques nouvelles de l'ouest.


Pour celles et ceux qui aiment les portraits d'hommes. 
Hilde en parle, d'autres aussi.

Miousik : Candi Staton

Un blues tendance soul à revisiter.

La soul tendance funk ou disco, ce n'est en général pas trop notre tasse de thé, mais un voisin de blog (Olivier) nous a permis de découvrir la voix de Candi Staton.
Certes tout ça ne nous rajeunit guère (la dame est née en 1940), mais son dernier album notamment (His Hands 2006) est habillé d'une orchestration "moderne" qui sonne bien à nos oreilles.

À mi chemin entre rock, gospel et soul, de quoi réchauffer quelques soirées :

 - Here I Am Again
- How Do I Get Over You
- et surtout : When Hearts Grow Cold

Miousik : Candi Staton

Un blues tendance soul à revisiter.

La soul tendance funk ou disco, ce n'est en général pas trop notre tasse de thé, mais un voisin de blog (Olivier) nous a permis de découvrir la voix de Candi Staton.
Certes tout ça ne nous rajeunit guère (la dame est née en 1940), mais son dernier album notamment (His Hands 2006) est habillé d'une orchestration "moderne" qui sonne bien à nos oreilles.

À mi chemin entre rock, gospel et soul, de quoi réchauffer quelques soirées :

 - Here I Am Again
- How Do I Get Over You
- et surtout : When Hearts Grow Cold

Bouquin : Mort anonyme

Kafka au Japon.

Quelques nouvelles du japonais Abe Kôbô : Mort anonyme.
Comme le titre de la première nouvelle l'indique, ce recueil a pour thème la mort bien sûr, mais aussi «l'Autre» : que faire, que fuir, quand un «Autre» débarque dans votre vie ?
Tous les héros de ces nouvelles voient leur existence désorganisée et mise en péril par l'irruption soudaine d'un étrange étranger : un cadavre inconnu, un fou, un extraterrestre, un déserteur, une famille entière avec enfants et grands-parents, ...
Un univers à la Kafka, à mi-chemin entre drôlatique et fantastique.
 [...] J'attrapai le choléra le 14 août et mon unité me laissa dans une grange. À la nuit tombante, un autre bataillon, en provenance du Nord et naturellement en déroute, vint à passer. Je rampai hors de mon abri et agitai la main, mais personne ne s'arrêta.
De toutes ces histoires d'un monde (japonais) qui n'est assurément pas le notre, on ne sait trop s'il faut les prendre en souriant ou en pleurant.
[...] Quelqu'un n'avait-il pas dit que plus un homme est civilisé, plus il rit, et plus il est primitif, plus il pleure ...
Du même auteur, on vient d'essayer de lire La femme des sables ... mais sans pouvoir accrocher, l'écriture est trop étrange.

Pour celles et ceux qui aiment se prendre la tête. 
Noir & bleu en parle aussi, et longuement.

Bouquin : Mort anonyme

Kafka au Japon.

Quelques nouvelles du japonais Abe Kôbô : Mort anonyme.
Comme le titre de la première nouvelle l'indique, ce recueil a pour thème la mort bien sûr, mais aussi «l'Autre» : que faire, que fuir, quand un «Autre» débarque dans votre vie ?
Tous les héros de ces nouvelles voient leur existence désorganisée et mise en péril par l'irruption soudaine d'un étrange étranger : un cadavre inconnu, un fou, un extraterrestre, un déserteur, une famille entière avec enfants et grands-parents, ...
Un univers à la Kafka, à mi-chemin entre drôlatique et fantastique.
 [...] J'attrapai le choléra le 14 août et mon unité me laissa dans une grange. À la nuit tombante, un autre bataillon, en provenance du Nord et naturellement en déroute, vint à passer. Je rampai hors de mon abri et agitai la main, mais personne ne s'arrêta.
De toutes ces histoires d'un monde (japonais) qui n'est assurément pas le notre, on ne sait trop s'il faut les prendre en souriant ou en pleurant.
[...] Quelqu'un n'avait-il pas dit que plus un homme est civilisé, plus il rit, et plus il est primitif, plus il pleure ...
Du même auteur, on vient d'essayer de lire La femme des sables ... mais sans pouvoir accrocher, l'écriture est trop étrange.

Pour celles et ceux qui aiment se prendre la tête. 
Noir & bleu en parle aussi, et longuement.

dimanche 21 octobre 2007

Cinoche : Ennemi intime

À l'heure où, quarante ans après, la France dévoile à l'Algérie les plans d'enfouissement des mines anti-personnel, il n'est pas inutile de rappeler à notre mémoire quelques événements de cette sale guerre, notamment pour les plus jeunes (idéal pour les ados).L'ennemi intime, le film de Florent Emilio Siri (basé sur un documentaire de Patrick Rotman) s'affiche clairement comme un film de guerre. Juste retour des choses pour une guerre qui ne voulait pas dire son nom.
Un film de guerre comme ceux que nous ont donnés les américains après le Viêt-Nam.
Le Viêt-Nam y est d'ailleurs constamment présent puisqu'il est d'abord et fréquemment fait référence à la guerre d'Indochine.
Le Viêt-Nam est encore là lorsque le désert de roches est filmé comme une jungle, lorsque les avions larguent leur napalm, ou lorsque les partisans du FLN, à peine entrevus derrière leurs pierres, pourraient être des viêt-congs derrière leurs arbres.
Mais il est également et fréquemment fait référence à la guerre mondiale de 45, puisque l'ennemi intime c'est aussi le combattant qui était à vos côtés en Italie contre les Allemands et qui, quelques années plus tard, se retrouve du côté des fellaghas.
À chacun sa guerre, pourrait dire le film. Personnellement, trop jeunes pour celle d'Algérie, ce sera celle du Viêt-Nam qui marquera notre adolescence et nos enfants seront sans doute marqués par celle(s) d'Irak.
Bien sûr on pourra reprocher au film quelques scènes un peu explicatives (comme celle des femmes et de leur mulets) mais l'ennemi intime, et c'est là le propos essentiel du film, c'est avant tout soi-même.
Puisque le film est un hommage à tous ceux (et ils sont nombreux) qui furent envoyés dans ces sales guerres d'indépendance et qui y perdirent leur âme en attendant que l'Empire y perde ses colonies.
Un film dont l'unité de ton, de lieux, de couleurs, d'ambiance, ... laisse une impression très forte.
Un film qui nous apprend pourquoi nos soldats portaient des lunettes sombres aux verres fumés : et ce n'était pas à cause du soleil ...

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Cinoche : Ennemi intime

À l'heure où, quarante ans après, la France dévoile à l'Algérie les plans d'enfouissement des mines anti-personnel, il n'est pas inutile de rappeler à notre mémoire quelques événements de cette sale guerre, notamment pour les plus jeunes (idéal pour les ados).L'ennemi intime, le film de Florent Emilio Siri (basé sur un documentaire de Patrick Rotman) s'affiche clairement comme un film de guerre. Juste retour des choses pour une guerre qui ne voulait pas dire son nom.
Un film de guerre comme ceux que nous ont donnés les américains après le Viêt-Nam.
Le Viêt-Nam y est d'ailleurs constamment présent puisqu'il est d'abord et fréquemment fait référence à la guerre d'Indochine.
Le Viêt-Nam est encore là lorsque le désert de roches est filmé comme une jungle, lorsque les avions larguent leur napalm, ou lorsque les partisans du FLN, à peine entrevus derrière leurs pierres, pourraient être des viêt-congs derrière leurs arbres.
Mais il est également et fréquemment fait référence à la guerre mondiale de 45, puisque l'ennemi intime c'est aussi le combattant qui était à vos côtés en Italie contre les Allemands et qui, quelques années plus tard, se retrouve du côté des fellaghas.
À chacun sa guerre, pourrait dire le film. Personnellement, trop jeunes pour celle d'Algérie, ce sera celle du Viêt-Nam qui marquera notre adolescence et nos enfants seront sans doute marqués par celle(s) d'Irak.
Bien sûr on pourra reprocher au film quelques scènes un peu explicatives (comme celle des femmes et de leur mulets) mais l'ennemi intime, et c'est là le propos essentiel du film, c'est avant tout soi-même.
Puisque le film est un hommage à tous ceux (et ils sont nombreux) qui furent envoyés dans ces sales guerres d'indépendance et qui y perdirent leur âme en attendant que l'Empire y perde ses colonies.
Un film dont l'unité de ton, de lieux, de couleurs, d'ambiance, ... laisse une impression très forte.
Un film qui nous apprend pourquoi nos soldats portaient des lunettes sombres aux verres fumés : et ce n'était pas à cause du soleil ...

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vendredi 19 octobre 2007

Bouquin : Amerigo

Un vrai-faux procès en paternité géographique.
À la lettre «Z» se trouve l'incontournable Stefan Zweig.
L'occasion est belle de découvrir ou redécouvrir un petit opus original et passionnant : Amerigo, récit d'une erreur historique.
Zweig y brosse en quelques coups de plume le portrait de cette époque charnière : celle de l'ouverture au monde de la vieille Europe, le moment où les espagnols croient redécouvrir les Indes, les portugais le Brésil et d'autres encore l'Afrique du sud, bref, l'époque où l'on comprend enfin ce que l'on savait déjà sans comprendre : la Terre est ronde.
De ce petit opuscule d'une centaine de pages, le prétexte (mais n'est-ce vraiment qu'un prétexte sous la plume de Zweig ?) peut paraitre futile : pourquoi donc a-t-on donné à ce Nouveau Monde le nom d'Amérigo Vespucci alors que Christophe Colomb était passé par là avant lui ?
C'est qu'au-delà de leurs voyages respectifs, ces deux-là n'étaient pas embarqués dans la même galère : Amérigo eut le mérite d'écrire, même si ce n'était que quelques lettres de commerçant, et si les voyages permettent certes, de s'envoler, les écrits, eux, restent.
D'autant plus que ceux d'Amérigo furent traduits, repris, transposés, interprétés et même transformés ...
[...] De toutes les feuilles volantes de cette époque, depuis la première lettre où Colomb, en 1493, annonçait avoir atteint des îles proches du Gange, aucune n'a eu un retentissement aussi large et aussi profond que les huit pages de cet Albericus totalement inconnu jusque là. [...] Le grand succès de ce livret minuscule est très compréhensible. Car cet inconnu, ce
Vespucci, est le premier de tous les navigateurs qui sache raconter, et de manière amusante.
Et si cette époque fut bien celle des voyages, on tient peut-être là (avec ce vrai-faux procès en paternité géographique) une des premières affaires où la chose écrite pris le pas sur la réalité des faits.
Un petit récit historique et intelligent, captivant comme un polar et passionnant comme pouvait l'être l'aventure humaine à cette époque.

Pour celles et ceux qui auraient aimé découvrir l'Amérique avec Christophe Colomb. 
D'autres avis sur Critiques Libres ou sur Amazon.

Bouquin : Amerigo

Un vrai-faux procès en paternité géographique.
À la lettre «Z» se trouve l'incontournable Stefan Zweig.
L'occasion est belle de découvrir ou redécouvrir un petit opus original et passionnant : Amerigo, récit d'une erreur historique.
Zweig y brosse en quelques coups de plume le portrait de cette époque charnière : celle de l'ouverture au monde de la vieille Europe, le moment où les espagnols croient redécouvrir les Indes, les portugais le Brésil et d'autres encore l'Afrique du sud, bref, l'époque où l'on comprend enfin ce que l'on savait déjà sans comprendre : la Terre est ronde.
De ce petit opuscule d'une centaine de pages, le prétexte (mais n'est-ce vraiment qu'un prétexte sous la plume de Zweig ?) peut paraitre futile : pourquoi donc a-t-on donné à ce Nouveau Monde le nom d'Amérigo Vespucci alors que Christophe Colomb était passé par là avant lui ?
C'est qu'au-delà de leurs voyages respectifs, ces deux-là n'étaient pas embarqués dans la même galère : Amérigo eut le mérite d'écrire, même si ce n'était que quelques lettres de commerçant, et si les voyages permettent certes, de s'envoler, les écrits, eux, restent.
D'autant plus que ceux d'Amérigo furent traduits, repris, transposés, interprétés et même transformés ...
[...] De toutes les feuilles volantes de cette époque, depuis la première lettre où Colomb, en 1493, annonçait avoir atteint des îles proches du Gange, aucune n'a eu un retentissement aussi large et aussi profond que les huit pages de cet Albericus totalement inconnu jusque là. [...] Le grand succès de ce livret minuscule est très compréhensible. Car cet inconnu, ce
Vespucci, est le premier de tous les navigateurs qui sache raconter, et de manière amusante.
Et si cette époque fut bien celle des voyages, on tient peut-être là (avec ce vrai-faux procès en paternité géographique) une des premières affaires où la chose écrite pris le pas sur la réalité des faits.
Un petit récit historique et intelligent, captivant comme un polar et passionnant comme pouvait l'être l'aventure humaine à cette époque.

Pour celles et ceux qui auraient aimé découvrir l'Amérique avec Christophe Colomb. 
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Miousik : Tiken Jah Fakoly

Ouvrez les frontières !

Décidément la rentrée musicale 2007 sera politique ou ne sera pas  : après le FC Apatride UTD, Manu Chao, Make some noise et Lennon pour le Darfour, voici l'ivoirien Tiken Jah Fakoly qui revient avec un nouvel album L'africain, bien digne de son premier CD Françafrique qu'on avait tant écouté et dont on avait parlé ici.
Toujours le même reggae bien rond, richement orchestré, peut-être encore plus aujourd'hui, peuplé de choeurs et de cuivres chaleureux.
Et toujours les textes (en français le plus souvent) faussement naïfs, «basic politic», rafraichissants comme ceux du très judicieux Ouvrez les frontières !

[...] Vous venez chaque année, été comme hiver, [...] 
Nous sommes des milliers à vouloir comme vous venir sans rendez-vous, 
Nous voulons voyager et aussi travailler [...]
Bien entendu, on ne peut pas ne pas faire le rapprochement avec le reggae serbe de FC Apatride UTD dont on parlait ici en septembre.
Même si Tiken Jah Fakoly est beaucoup plus mélodieux, plus musical, plus chaleureux aussi, on y retrouve un peu la même construction de textes politiques mis en avant, bien servis par la partie vocale et les choeurs sur une basse rythmique presque hypnotique.
Si vous ne connaissez pas encore, ce nouvel album est l'occasion de rattraper le temps perdu et de revisiter sa disco !
Nos préférées (yakakliker pour écouter) :

[clin d'oeil & private joke]  Il y a 4 ou 5 ans, le reggae, reconnaissable entre tous, de Tiken Jah Fakoly nous accompagnait régulièrement les week-ends sur la route de Poe Beach et chacun des morceaux est comme un nouveau souvenir de voyage ...

Miousik : Tiken Jah Fakoly

Ouvrez les frontières !

Décidément la rentrée musicale 2007 sera politique ou ne sera pas  : après le FC Apatride UTD, Manu Chao, Make some noise et Lennon pour le Darfour, voici l'ivoirien Tiken Jah Fakoly qui revient avec un nouvel album L'africain, bien digne de son premier CD Françafrique qu'on avait tant écouté et dont on avait parlé ici.
Toujours le même reggae bien rond, richement orchestré, peut-être encore plus aujourd'hui, peuplé de choeurs et de cuivres chaleureux.
Et toujours les textes (en français le plus souvent) faussement naïfs, «basic politic», rafraichissants comme ceux du très judicieux Ouvrez les frontières !

[...] Vous venez chaque année, été comme hiver, [...] 
Nous sommes des milliers à vouloir comme vous venir sans rendez-vous, 
Nous voulons voyager et aussi travailler [...]
Bien entendu, on ne peut pas ne pas faire le rapprochement avec le reggae serbe de FC Apatride UTD dont on parlait ici en septembre.
Même si Tiken Jah Fakoly est beaucoup plus mélodieux, plus musical, plus chaleureux aussi, on y retrouve un peu la même construction de textes politiques mis en avant, bien servis par la partie vocale et les choeurs sur une basse rythmique presque hypnotique.
Si vous ne connaissez pas encore, ce nouvel album est l'occasion de rattraper le temps perdu et de revisiter sa disco !
Nos préférées (yakakliker pour écouter) :

[clin d'oeil & private joke]  Il y a 4 ou 5 ans, le reggae, reconnaissable entre tous, de Tiken Jah Fakoly nous accompagnait régulièrement les week-ends sur la route de Poe Beach et chacun des morceaux est comme un nouveau souvenir de voyage ...