samedi 29 septembre 2007

Miousik : Make some noise for Darfour

Lennon revient faire du bruit pour le Darfour.

Le site d'Amnesty : make some noise for DarfourAmnesty International anime une campagne Make some noise for Darfour avec la complicité de Yoko Ono qui a cédé les droits de plusieurs chansons de John Lennon reprises sur le CD par tous les artistes qui comptent aujourd'hui : REM, Aguilera, Kravitz, Avril Lavigne, Cure, Corinne Bailey, Green Day, Tokyo Hotel, Ben Harper, Black Eyed Peas, Regina Spektor et bien d'autres.
On y a pêché deux très belles perles :

  • Instant Karma, peut-être notre chanson préférée de Lennon, ici dans une version dépoussiérée (mais très fidèle) de U2 [eux qui avaient déjà repris Bloody Sunday] : join the human race and we all shine on ! À passer à donf pour faire du bruit ... c'est Amnesty qui l'a dit (les paroles sont ici)
  • Jealous Guy, dans une version de Youssou N'Dour aux douces épices africaines, un peu étrange à la première écoute mais qui s'avère ensuite tout aussi bienvenue que la reprise de U2.
De quoi replonger avec délices dans les années 70, et c'est pour la bonne cause.
Le « make love, not war » de l'époque est juste devenu « make some noise, not war », voilà un bien sombre sujet de dissertation. Qu'il ne vous empêche pas d'apprécier la zik et j'imagine avec l'ami John que we all shine on !

On reparlera de karma très bientôt, en littérature cette fois.

Miousik : Make some noise for Darfour

Lennon revient faire du bruit pour le Darfour.

Le site d'Amnesty : make some noise for DarfourAmnesty International anime une campagne Make some noise for Darfour avec la complicité de Yoko Ono qui a cédé les droits de plusieurs chansons de John Lennon reprises sur le CD par tous les artistes qui comptent aujourd'hui : REM, Aguilera, Kravitz, Avril Lavigne, Cure, Corinne Bailey, Green Day, Tokyo Hotel, Ben Harper, Black Eyed Peas, Regina Spektor et bien d'autres.
On y a pêché deux très belles perles :

  • Instant Karma, peut-être notre chanson préférée de Lennon, ici dans une version dépoussiérée (mais très fidèle) de U2 [eux qui avaient déjà repris Bloody Sunday] : join the human race and we all shine on ! À passer à donf pour faire du bruit ... c'est Amnesty qui l'a dit (les paroles sont ici)
  • Jealous Guy, dans une version de Youssou N'Dour aux douces épices africaines, un peu étrange à la première écoute mais qui s'avère ensuite tout aussi bienvenue que la reprise de U2.
De quoi replonger avec délices dans les années 70, et c'est pour la bonne cause.
Le « make love, not war » de l'époque est juste devenu « make some noise, not war », voilà un bien sombre sujet de dissertation. Qu'il ne vous empêche pas d'apprécier la zik et j'imagine avec l'ami John que we all shine on !

On reparlera de karma très bientôt, en littérature cette fois.

vendredi 28 septembre 2007

Miousik : Été 67

Des belges qui rockent en français.

Une mesure de Noir Désir, une dose de Merzhin, un zeste d'Indochine et un parfum de Dutronc (ils chantent même une de ses chansons : on nous cache tout ...), c'est la recette réussie de l'Été 67 : mais ils sont belges et chantent en 2007 un rock qui roule en français.
On aime beaucoup beaucoup cette sympathique découverte de la rentrée musicale : Été 67, c'est comme ça qu'ils s'appellent.
On aime les orchestrations, riches, rondes, qui rockent et qui roulent.
On aime cette musique, présente mais qui laisse une place à la voix.
On aime la pêche des deux Nicolas et de leurs comparses.
  On aime les textes (en français) qui ont oublié d'être bêtes.

[...] Car pauve con
ah tu crois qu'on
aime les gens, même s'ils sont vraiment différents ...
[...] Dis le moi encore
que je suis beau, je suis fort ...

Toutes les paroles sont !
Ces petits liégeois carburent au café et au chocolat, forcément !

  Écoutez avec nous plein d'extraits, y'a que du bon dans leur album, presque rien à ajouter ou à retirer, et comme c'est leur premier album, ça promet (yakakliker pour écouter) :

C'est sympa, c'est frais, ça bouge, c'est pas prétentieux et c'est français (enfin, belge !).
D'autres en parlent ici ou .

Miousik : Été 67

Des belges qui rockent en français.

Une mesure de Noir Désir, une dose de Merzhin, un zeste d'Indochine et un parfum de Dutronc (ils chantent même une de ses chansons : on nous cache tout ...), c'est la recette réussie de l'Été 67 : mais ils sont belges et chantent en 2007 un rock qui roule en français.
On aime beaucoup beaucoup cette sympathique découverte de la rentrée musicale : Été 67, c'est comme ça qu'ils s'appellent.
On aime les orchestrations, riches, rondes, qui rockent et qui roulent.
On aime cette musique, présente mais qui laisse une place à la voix.
On aime la pêche des deux Nicolas et de leurs comparses.
  On aime les textes (en français) qui ont oublié d'être bêtes.

[...] Car pauve con
ah tu crois qu'on
aime les gens, même s'ils sont vraiment différents ...
[...] Dis le moi encore
que je suis beau, je suis fort ...

Toutes les paroles sont !
Ces petits liégeois carburent au café et au chocolat, forcément !

  Écoutez avec nous plein d'extraits, y'a que du bon dans leur album, presque rien à ajouter ou à retirer, et comme c'est leur premier album, ça promet (yakakliker pour écouter) :

C'est sympa, c'est frais, ça bouge, c'est pas prétentieux et c'est français (enfin, belge !).
D'autres en parlent ici ou .

Bouquin : 84 Charing Cross road

Serait-ce là "LE" livre des amoureux des livres ?

.
Un petit bouquin d'une centaine de petites pages, lu en un clin d'oeil et qui mérite de figurer sur le podium dans notre compile des opuscules.
Un petit bouquin original tant dans sa forme que dans son contenu.
Il s'agit en effet d'une correspondance, d'un roman épistolaire si l'on veut.
Mais c'est aussi un livre sur les livres ...
Une américaine qui vivote à New-York de l'écriture de scripts ou de scénarios correspond avec un libraire londonien (domicilié au 84, Charing Cross Road) spécialisé dans la littérature anglaise, rayon livres rares et anciens 
[...] ... les touristes viennent en Angleterre avec des idées préconçues, si bien qu'ils trouvent exactement ce qu'ils sont venus chercher. Je lui ai dit que j'aimerais aller à la recherche de l'Angleterre de la littérature anglaise et il m'a répondu : « Elle y est bien ».
Sur près de vingt ans (de 1949 à 1969), quelques courtes lettres traversent l'Atlantique et l'on découvre peu à peu l'américaine, son humour et ses correspondants anglais : le libraire londonien, ses collègues, sa femme, une voisine, ...
Le thème principal de ces échanges, c'est l'amour de la littérature et des beaux livres.
[...] J'adore les livres d'occasion qui s'ouvrent d'eux-mêmes à la page que leur précédent propriétaire lisait le plus souvent.
On y devine en filigrane une description savoureuse de l'Angleterre de l'après-guerre (l'américaine [un brin condescendante !] leur envoie des «colis» pour les aider à survivre malgré le rationnement !).
Enfin, après votre lecture, ne manquez pas la postface qui éclaire tout cela, les lettres comme le livre, sous un jour insolite pour lui donner une toute autre saveur ... mais on ne vous en dévoile pas plus.
Un petit plaisir à déguster comme des bonbons anglais.
Un peu de fraîcheur et de fine intelligence dans ce monde de brutes !

Pour celles et ceux qui aiment les livres, les lettres et les oeufs. 
Allie, Papillon, Yue Yin et d'autres en parlent et d'autres encore sur Critico-blog, l'Agora et bien sûr sur Critiques Libres, bref, on tient là un incontournable de la «blogoboule» ! 
Forcément : c'est un livre qui parle des amoureux des livres. 
MAM a tellement aimé qu'elle s'attaque à la lecture en VO.

Bouquin : 84 Charing Cross road

Serait-ce là "LE" livre des amoureux des livres ?

.
Un petit bouquin d'une centaine de petites pages, lu en un clin d'oeil et qui mérite de figurer sur le podium dans notre compile des opuscules.
Un petit bouquin original tant dans sa forme que dans son contenu.
Il s'agit en effet d'une correspondance, d'un roman épistolaire si l'on veut.
Mais c'est aussi un livre sur les livres ...
Une américaine qui vivote à New-York de l'écriture de scripts ou de scénarios correspond avec un libraire londonien (domicilié au 84, Charing Cross Road) spécialisé dans la littérature anglaise, rayon livres rares et anciens 
[...] ... les touristes viennent en Angleterre avec des idées préconçues, si bien qu'ils trouvent exactement ce qu'ils sont venus chercher. Je lui ai dit que j'aimerais aller à la recherche de l'Angleterre de la littérature anglaise et il m'a répondu : « Elle y est bien ».
Sur près de vingt ans (de 1949 à 1969), quelques courtes lettres traversent l'Atlantique et l'on découvre peu à peu l'américaine, son humour et ses correspondants anglais : le libraire londonien, ses collègues, sa femme, une voisine, ...
Le thème principal de ces échanges, c'est l'amour de la littérature et des beaux livres.
[...] J'adore les livres d'occasion qui s'ouvrent d'eux-mêmes à la page que leur précédent propriétaire lisait le plus souvent.
On y devine en filigrane une description savoureuse de l'Angleterre de l'après-guerre (l'américaine [un brin condescendante !] leur envoie des «colis» pour les aider à survivre malgré le rationnement !).
Enfin, après votre lecture, ne manquez pas la postface qui éclaire tout cela, les lettres comme le livre, sous un jour insolite pour lui donner une toute autre saveur ... mais on ne vous en dévoile pas plus.
Un petit plaisir à déguster comme des bonbons anglais.
Un peu de fraîcheur et de fine intelligence dans ce monde de brutes !

Pour celles et ceux qui aiment les livres, les lettres et les oeufs. 
Allie, Papillon, Yue Yin et d'autres en parlent et d'autres encore sur Critico-blog, l'Agora et bien sûr sur Critiques Libres, bref, on tient là un incontournable de la «blogoboule» ! 
Forcément : c'est un livre qui parle des amoureux des livres. 
MAM a tellement aimé qu'elle s'attaque à la lecture en VO.

lundi 24 septembre 2007

Cinoche : Mon frère est fils unique

Chronique sociale et familiale.


Chronique des années 60/70 en Italie.
L'histoire d'un jeune italien rebelle qui grandit dans l'ombre de son frère.
Surnommé Accio (la teigne), y compris par sa propre famille, il veut en découdre avec le monde entier : avec Dieu et ses prêtres quand il est au séminaire, avec les communistes quand il est avec les néo-fascistes du MSI, avec les fascistes quand il est au PC, ...
Dans cette Italie on se fout sur la gueule pour un oui ou pour un non : avec des mots le plus souvent, avec les mains de temps en temps, lorsque les mots ne suffisent plus à dire la passion.
Et l'on devine même que la politique n'est là que comme décor et surtout servir de prétexte et d'exutoire aux sentiments.
On pense bien sûr à Romanzo Ciminale (d'autant plus que les deux acteurs jouaient déjà dans Romanzo Criminale) et le frère de «la teigne» finira (mal) lui aussi dans les Brigades Rouges mais le propos de Daniele Luchetti relève plus de la chronique familiale que politique.
Les nostalgiques des années 60, des Fiat 500 et des drapeaux rouges se régaleront.
Avec au passage un joli rôle d'affreux jojo pour «la teigne», incarnée par Elio Germano.


D'autres avis sur Critico-blog ainsi que celui d'Herwann.

Cinoche : Mon frère est fils unique

Chronique sociale et familiale.


Chronique des années 60/70 en Italie.
L'histoire d'un jeune italien rebelle qui grandit dans l'ombre de son frère.
Surnommé Accio (la teigne), y compris par sa propre famille, il veut en découdre avec le monde entier : avec Dieu et ses prêtres quand il est au séminaire, avec les communistes quand il est avec les néo-fascistes du MSI, avec les fascistes quand il est au PC, ...
Dans cette Italie on se fout sur la gueule pour un oui ou pour un non : avec des mots le plus souvent, avec les mains de temps en temps, lorsque les mots ne suffisent plus à dire la passion.
Et l'on devine même que la politique n'est là que comme décor et surtout servir de prétexte et d'exutoire aux sentiments.
On pense bien sûr à Romanzo Ciminale (d'autant plus que les deux acteurs jouaient déjà dans Romanzo Criminale) et le frère de «la teigne» finira (mal) lui aussi dans les Brigades Rouges mais le propos de Daniele Luchetti relève plus de la chronique familiale que politique.
Les nostalgiques des années 60, des Fiat 500 et des drapeaux rouges se régaleront.
Avec au passage un joli rôle d'affreux jojo pour «la teigne», incarnée par Elio Germano.


D'autres avis sur Critico-blog ainsi que celui d'Herwann.

dimanche 23 septembre 2007

Cinoche : La vérité ou presque

Sexe, mensonge et un peu de vidéo.

La vérité n'est pas toujours bonne à dire (d'autant qu'on la connait rarement).
C'est un peu la morale du film de de Sam Karmann : La vérité ou presque.
Des deux ou trois couples de l'histoire qui se croisent et décroisent, ce sont bien sûr Karin Viard et André Dussolier qui nous ont attirés dans la salle (elle franchement dépressive, lui de nature plutôt gay).
On y a découvert également un François Cluzet odieux à souhait !
Les lyonnais apprécieront aussi les différents lieux de tournage.
Sexe : pour les petits jeux entre adultes consentants sur le thème de «qui n'a pas couché avec qui ?».
Mensonges : pour la face cachée de chacun des personnages que l'on découvre peu à peu lorsque les masques tombent après une première partie cynique et grinçante et que derrière les mensonges apparait la vérité, ... ou presque.
Vidéo : pour le décor de TLM (la télé de Lyon) et surtout pour une étrange histoire de reportage et de biographie sur Pauline Anderton, une fausse (mais plus vraie que nature) chanteuse de jazz qui sert de fil rouge au film.
Les avis et critiques boudent un peu ce petit film qui s'est avéré pourtant une bonne surprise : on y rit beaucoup aux dialogues bien venus comme on y apprécie tous ces acteurs bien choisis.
On y admire aussi l'habileté de l'adaptation du roman de Stephen McCaulay (y'a pas plus américain) pour en faire un film, y'a pas plus français : ça nous a donné envie de lire le bouquin, «pour voir» !
Et pour la rentrée du cinéma, la seconde place est encore à 1 euro jusqu'à ce soir !


Peu d'enthousiasme sur Critico-blog, mais Cathe a bien aimé.

Cinoche : La vérité ou presque

Sexe, mensonge et un peu de vidéo.

La vérité n'est pas toujours bonne à dire (d'autant qu'on la connait rarement).
C'est un peu la morale du film de de Sam Karmann : La vérité ou presque.
Des deux ou trois couples de l'histoire qui se croisent et décroisent, ce sont bien sûr Karin Viard et André Dussolier qui nous ont attirés dans la salle (elle franchement dépressive, lui de nature plutôt gay).
On y a découvert également un François Cluzet odieux à souhait !
Les lyonnais apprécieront aussi les différents lieux de tournage.
Sexe : pour les petits jeux entre adultes consentants sur le thème de «qui n'a pas couché avec qui ?».
Mensonges : pour la face cachée de chacun des personnages que l'on découvre peu à peu lorsque les masques tombent après une première partie cynique et grinçante et que derrière les mensonges apparait la vérité, ... ou presque.
Vidéo : pour le décor de TLM (la télé de Lyon) et surtout pour une étrange histoire de reportage et de biographie sur Pauline Anderton, une fausse (mais plus vraie que nature) chanteuse de jazz qui sert de fil rouge au film.
Les avis et critiques boudent un peu ce petit film qui s'est avéré pourtant une bonne surprise : on y rit beaucoup aux dialogues bien venus comme on y apprécie tous ces acteurs bien choisis.
On y admire aussi l'habileté de l'adaptation du roman de Stephen McCaulay (y'a pas plus américain) pour en faire un film, y'a pas plus français : ça nous a donné envie de lire le bouquin, «pour voir» !
Et pour la rentrée du cinéma, la seconde place est encore à 1 euro jusqu'à ce soir !


Peu d'enthousiasme sur Critico-blog, mais Cathe a bien aimé.

vendredi 21 septembre 2007

Bouquin : Mokusei !

Encore un occidental 'tatamisé' et victime de nipponite aiguë.

On a déjà évoqué le «triste sort» des occidentaux «tatamisés» par le pays du soleil levant.
Des âmes perdues dans les limbes, ni tout à fait ici, ni complètement là-bas, mais qui nous auront donné de très beaux textes.
Comme le français Maxence Fermine avec Neige, l'allemand Richard Weihe avec Mer d'encre ou l'italien Alessandro Barico avec Soie.
Ou encore, côté BD, le français Frédéric Boilet.
Voici une nouvelle victime de la nipponite aigüe, un hollandais cette fois : Cees Noteboom avec (décidément ce doit être la règle !) un tout petit roman, presqu'une nouvelle : Mokusei !.
Et précisément, dans cette oeuvre, c'est l'occidental tatamisé qui est lui-même mis en scène en la personne d'un photographe hollandais qui tombe amoureux du Japon.
Du Japon ou d'une japonaise, on ne sait pas trop et lui-même n'en sait sans doute pas plus.

[...] Il avait refusé d'éprouver la moindre déception et attribuait le doute qu'il refoulait avec tant d'efforts à la fatigue de vingt insupportables heures de vol. Quand on a pris la décision de se plaire quelque part, on y réussit généralement. Il avait trop investi dans ce voyage. [...] Il était au Japon. Il ne se laisserait pas voler son plaisir.
Avec un regard d'une dérangeante lucidité que porte l'auteur sur son héros et à travers lui sur notre propre regard d'occidental lorsque nous nous tournons vers le soleil levant.
[...] La plupart des Européens ou des Américains qui viennent ici [...] n'ont aucune véritable connaissance du Japon. Il savent que c'est « différent », mais le Viêt-Nam et la Côte d'Ivoire aussi sont différents. La différence du Japon est, je m'excuse ... différente. Mais comment le leur expliquer ? Ils ne parlent pas la langue et, dans la majorité des cas, ne la parleront jamais. Ils ont bien quelques vagues notions, mais ignorent tout de la civilisation japonaise. Peu leur en chaut d'ailleurs, car ils ont mieux : ils ont une certaine idée du Japon.
On touche là au mystère non pas de l'extrême-orient, mais de notre fascination occidentale pour cet extrême-orient.
Cees Noteboom nous tend un miroir mais au-delà de cette « réflexion »,  ce roman est aussi une toute petite histoire d'amour qui durera 80 pages et le temps de quelques voyages.
Une histoire forte cependant, où Cees Noteboom a su retraduire à la fois tout le désir mais aussi tout le désarroi de son photographe hollandais amoureux « d'une certaine idée du Japon ».
Un Japon (ou une japonaise, donc) idéalisé(e) depuis nos imaginaires occidentaux, où l'on croit trouver, où l'on veut chercher, la pureté qui nous manque, un supplément d'âme en quelque sorte.
[...] Quand il eut fini, il dit : « Vous êtes très belle.» Cette phrase le charma par ses limites. Seuls comprenaient tout de vous ceux qui ne comprenaient que peu de mots. C'était très rassurant : entre gens de même langue, le langage gâchait beaucoup de choses, parce qu'avec la parole, pensait-il, commençait toujours le mensonge.
Si l'on veut bien nous permettre ce parallèle, pour nous c'est un peu la « version écrite » des images dessinées de Frédéric Boilet (comme Tokyo est mon jardin ou encore L'épinard de Yukiko).

Gachucha en parle, Katell aussi.

Bouquin : Mokusei !

Encore un occidental 'tatamisé' et victime de nipponite aiguë.

On a déjà évoqué le «triste sort» des occidentaux «tatamisés» par le pays du soleil levant.
Des âmes perdues dans les limbes, ni tout à fait ici, ni complètement là-bas, mais qui nous auront donné de très beaux textes.
Comme le français Maxence Fermine avec Neige, l'allemand Richard Weihe avec Mer d'encre ou l'italien Alessandro Barico avec Soie.
Ou encore, côté BD, le français Frédéric Boilet.
Voici une nouvelle victime de la nipponite aigüe, un hollandais cette fois : Cees Noteboom avec (décidément ce doit être la règle !) un tout petit roman, presqu'une nouvelle : Mokusei !.
Et précisément, dans cette oeuvre, c'est l'occidental tatamisé qui est lui-même mis en scène en la personne d'un photographe hollandais qui tombe amoureux du Japon.
Du Japon ou d'une japonaise, on ne sait pas trop et lui-même n'en sait sans doute pas plus.

[...] Il avait refusé d'éprouver la moindre déception et attribuait le doute qu'il refoulait avec tant d'efforts à la fatigue de vingt insupportables heures de vol. Quand on a pris la décision de se plaire quelque part, on y réussit généralement. Il avait trop investi dans ce voyage. [...] Il était au Japon. Il ne se laisserait pas voler son plaisir.
Avec un regard d'une dérangeante lucidité que porte l'auteur sur son héros et à travers lui sur notre propre regard d'occidental lorsque nous nous tournons vers le soleil levant.
[...] La plupart des Européens ou des Américains qui viennent ici [...] n'ont aucune véritable connaissance du Japon. Il savent que c'est « différent », mais le Viêt-Nam et la Côte d'Ivoire aussi sont différents. La différence du Japon est, je m'excuse ... différente. Mais comment le leur expliquer ? Ils ne parlent pas la langue et, dans la majorité des cas, ne la parleront jamais. Ils ont bien quelques vagues notions, mais ignorent tout de la civilisation japonaise. Peu leur en chaut d'ailleurs, car ils ont mieux : ils ont une certaine idée du Japon.
On touche là au mystère non pas de l'extrême-orient, mais de notre fascination occidentale pour cet extrême-orient.
Cees Noteboom nous tend un miroir mais au-delà de cette « réflexion »,  ce roman est aussi une toute petite histoire d'amour qui durera 80 pages et le temps de quelques voyages.
Une histoire forte cependant, où Cees Noteboom a su retraduire à la fois tout le désir mais aussi tout le désarroi de son photographe hollandais amoureux « d'une certaine idée du Japon ».
Un Japon (ou une japonaise, donc) idéalisé(e) depuis nos imaginaires occidentaux, où l'on croit trouver, où l'on veut chercher, la pureté qui nous manque, un supplément d'âme en quelque sorte.
[...] Quand il eut fini, il dit : « Vous êtes très belle.» Cette phrase le charma par ses limites. Seuls comprenaient tout de vous ceux qui ne comprenaient que peu de mots. C'était très rassurant : entre gens de même langue, le langage gâchait beaucoup de choses, parce qu'avec la parole, pensait-il, commençait toujours le mensonge.
Si l'on veut bien nous permettre ce parallèle, pour nous c'est un peu la « version écrite » des images dessinées de Frédéric Boilet (comme Tokyo est mon jardin ou encore L'épinard de Yukiko).

Gachucha en parle, Katell aussi.

Miousik : Francis Cabrel

The french touch of blues.

Bien sûr tout le monde connait la voix chevrotante de Francis Cabrel qui chante les charmes écolos de son sud-ouest natal et qui finit par lasser à force de trop passer en boucle sur bien des radios.

Mais de temps en temps il faut bien dépoussiérer la CDthèque : l'occasion de redécouvrir la french touch du blues ...

Y'a peut-être pas de quoi faire un double CD mais ça se laisse écouter :

- Rien de nouveau
- La belle Debbie
- et celui qu'on préfère : Hell Nep Avenue

À cela on peut ajouter éventuellement des titres plus connus comme : Encore et encore, Assis sur le rebord du monde, Octobre, Hors saison, Presque rien, ou encore Telecaster de son dernier album de 2004 (Les Beaux Dégâts) ... On reparlera blues très bientôt ...

Miousik : Francis Cabrel

The french touch of blues.

Bien sûr tout le monde connait la voix chevrotante de Francis Cabrel qui chante les charmes écolos de son sud-ouest natal et qui finit par lasser à force de trop passer en boucle sur bien des radios.

Mais de temps en temps il faut bien dépoussiérer la CDthèque : l'occasion de redécouvrir la french touch du blues ...

Y'a peut-être pas de quoi faire un double CD mais ça se laisse écouter :

- Rien de nouveau
- La belle Debbie
- et celui qu'on préfère : Hell Nep Avenue

À cela on peut ajouter éventuellement des titres plus connus comme : Encore et encore, Assis sur le rebord du monde, Octobre, Hors saison, Presque rien, ou encore Telecaster de son dernier album de 2004 (Les Beaux Dégâts) ... On reparlera blues très bientôt ...

dimanche 16 septembre 2007

Cinoche : La vengeance dans la peau

Jason Bourne joue et gagne !

Troisième et dernier épisode de la série, La vengeance dans la peau vient couronner avec brio la collaboration de Matt Damon et Paul Greengrass.
Matt Damon incarne une nouvelle fois Jason Bourne, le héros amnésique qui a oublié qu'il était gentil avant de devenir un tueur impitoyable et efficace.
Dans ce dernier volet, Jason Bourne finira par retrouver en partie la mémoire et les origines de l'opération qui l'aura conduit où l'on sait (mais même si l'on ne sait pas, ou si l'on a «oublié» les précédents épisodes, celui se laisse regarder sans déplaisir).
Si le héros est efficace, le film l'est encore plus : la première grande séquence dans la gare de Waterloo est véritablement extraordinaire et vaut à elle seule le ticket, avec un montage haletant et virtuose qui nous fait tourner en bourrique.
À peine a-t-on repris ses esprits que nous voici dans la casbah de Tanger pour une nouvelle course poursuite à trois bandes comme au billard, avant de finir par une partie de stock-cars à NY.
Bref, ça déménage et dans chaque ville, opère l'alchimie entre le lieu et l'image !
Les méchants machiavéliques sont bien sûr au rendez-vous derrière leurs écrans et leurs caméras de surveillance, même si cette fois on se doute que Jason finira bien par les retrouver ...
Heureusement, l'Amérique est démocratique et le blason de la CIA en sortira même redoré à neuf (mais bon, je ne suis pas sûr que nos Sdece, Sac, Dst et autres Piscines aient des leçons de transparence à donner ...) et un petit clin d'oeil terminera un spectacle dont on ressort avec la pêche !
Notre héros partage les mêmes initiales que 007 mais son nom est Bourne, Jason Bourne !

D'autres blogs en parlent (plus objectivement que nous peut-être : on est fans !) sur Critico-blog.

Cinoche : La vengeance dans la peau

Jason Bourne joue et gagne !

Troisième et dernier épisode de la série, La vengeance dans la peau vient couronner avec brio la collaboration de Matt Damon et Paul Greengrass.
Matt Damon incarne une nouvelle fois Jason Bourne, le héros amnésique qui a oublié qu'il était gentil avant de devenir un tueur impitoyable et efficace.
Dans ce dernier volet, Jason Bourne finira par retrouver en partie la mémoire et les origines de l'opération qui l'aura conduit où l'on sait (mais même si l'on ne sait pas, ou si l'on a «oublié» les précédents épisodes, celui se laisse regarder sans déplaisir).
Si le héros est efficace, le film l'est encore plus : la première grande séquence dans la gare de Waterloo est véritablement extraordinaire et vaut à elle seule le ticket, avec un montage haletant et virtuose qui nous fait tourner en bourrique.
À peine a-t-on repris ses esprits que nous voici dans la casbah de Tanger pour une nouvelle course poursuite à trois bandes comme au billard, avant de finir par une partie de stock-cars à NY.
Bref, ça déménage et dans chaque ville, opère l'alchimie entre le lieu et l'image !
Les méchants machiavéliques sont bien sûr au rendez-vous derrière leurs écrans et leurs caméras de surveillance, même si cette fois on se doute que Jason finira bien par les retrouver ...
Heureusement, l'Amérique est démocratique et le blason de la CIA en sortira même redoré à neuf (mais bon, je ne suis pas sûr que nos Sdece, Sac, Dst et autres Piscines aient des leçons de transparence à donner ...) et un petit clin d'oeil terminera un spectacle dont on ressort avec la pêche !
Notre héros partage les mêmes initiales que 007 mais son nom est Bourne, Jason Bourne !

D'autres blogs en parlent (plus objectivement que nous peut-être : on est fans !) sur Critico-blog.

vendredi 14 septembre 2007

Bouquin : Le rapport de Brodeck

Deuxième essai, réussi avec Philippe Claudel.

Ce sera peut-être notre seule contribution à l'effervescence de la rentrée littéraire et de ses innombrables sorties qui s'empilent chez les libraires.
Mais nous étions sortis frustrés de notre lecture précédente de Philippe Claudel : le Café de l'Excelsior; sa plume méritait donc une seconde chance : Le rapport de Brodeck.
Bien sûr, on y retrouve les tournures savamment peaufinées qui nous avaient un peu agacés dans le Café.
Toutefois Le rapport de Brodeck s'avère plus consistant et au fil des pages les effets « m'as-tu-lu » de Philippe Claudel se diluent dans une histoire prenante et oppressante.
Une histoire qui se dit intemporelle et universelle mais qui fait clairement référence à deux guerres (la deuxième avec son cortège d'exactions et d'exterminations) et à un petit pays d'Europe centrale au dialecte germanique.
À la fin de cette deuxième guerre, quand Brodeck, réchappé d'un camp, retrouve son village, c'est pour être pratiquement le témoin d'un assassinat collectif, le quasi lynchage d'un étranger, d'un «Autre» (ils l'appellent l'Anderer). Les villageois vont lui demander d'écrire un rapport sur cet événement et les causes qui les ont amenés à cet acte abominable.
[...] ... si j'avais été dans l'auberge, je n'aurais rien fait pour empêcher ce qui s'est produit, je me serais fait le plus petit possible, et j'aurais assisté impuissant à l'épouvantable scène. Cette lâcheté, même si elle n'avait pas eu lieu, me dégoûtait. Au fond, j'étais comme les autres, comme tous ceux qui m'entouraient et qui m'avaient chargé de ce Rapport dont ils espéraient qu'il allait les disculper.
L'enquête de Brodeck constitue un roman construit de façon astucieuse et savante : tout est prétexte pour passer du coq à l'âne et du fil à l'aiguille. On navigue sans cesse d'un personnage à un autre, d'une époque à une autre. Sans que cela devienne confus ou embrouillé, on devine par petites touches successives le passé, la face cachée des uns et des autres, de Brodeck aussi. C'est ce qui fait tout le charme de cette lecture.
Un peu comme si l'on découvrait peu à peu les pièces d'un grand puzzle.
Un puzzle où il s'agirait de reconstituer un tableau.
Mais un tableau de Jérôme Bosch. Car c'est bien l'horreur et la noirceur que l'on découvre derrière chaque image.
Brodeck vit dans un village où le curé est devenu un ivrogne : obligé de boire pour «oublier» tout ce qu'on est venu lui confier sous le sceau du secret de la confession.
«- C'est toi qui a lavé le sol ? 
- Il faut bien que quelqu'un le fasse ... 
- Et cette tache qu'est-ce que c'est ? 
- À ton avis Brodeck ?» 
Je me suis retourné vers Schloss. 
« À ton avis ...» répéta-t-il d'un air las.
Très vite, on a bien sûr une vague idée du tableau d'ensemble (comme si l'on disposait du modèle sur le couvercle de la boîte de notre puzzle) et l'on se doute que le lynchage de l'Anderer cache en réalité des drames encore plus sombres.
Mais cela ne suffit pas à la démonstration et tout l'art de Philippe Claudel est bien de nous amener, pièce par pièce, à prendre conscience de cette mécanique infernale et sous une apparence anodine de fable philosophique, il nous entraîne au plus noir de l'âme humaine.
Si certains croyaient encore que le rire est le propre de l'homme, ils découvriront que Brodeck est d'un tout autre avis : pour lui, c'est de lâcheté qu'est pétrie l'humanité.

La toile en parle un peu : ici, ou et . 
KatellEssel et Philippe ont lu également.

Bouquin : Le rapport de Brodeck

Deuxième essai, réussi avec Philippe Claudel.

Ce sera peut-être notre seule contribution à l'effervescence de la rentrée littéraire et de ses innombrables sorties qui s'empilent chez les libraires.
Mais nous étions sortis frustrés de notre lecture précédente de Philippe Claudel : le Café de l'Excelsior; sa plume méritait donc une seconde chance : Le rapport de Brodeck.
Bien sûr, on y retrouve les tournures savamment peaufinées qui nous avaient un peu agacés dans le Café.
Toutefois Le rapport de Brodeck s'avère plus consistant et au fil des pages les effets « m'as-tu-lu » de Philippe Claudel se diluent dans une histoire prenante et oppressante.
Une histoire qui se dit intemporelle et universelle mais qui fait clairement référence à deux guerres (la deuxième avec son cortège d'exactions et d'exterminations) et à un petit pays d'Europe centrale au dialecte germanique.
À la fin de cette deuxième guerre, quand Brodeck, réchappé d'un camp, retrouve son village, c'est pour être pratiquement le témoin d'un assassinat collectif, le quasi lynchage d'un étranger, d'un «Autre» (ils l'appellent l'Anderer). Les villageois vont lui demander d'écrire un rapport sur cet événement et les causes qui les ont amenés à cet acte abominable.
[...] ... si j'avais été dans l'auberge, je n'aurais rien fait pour empêcher ce qui s'est produit, je me serais fait le plus petit possible, et j'aurais assisté impuissant à l'épouvantable scène. Cette lâcheté, même si elle n'avait pas eu lieu, me dégoûtait. Au fond, j'étais comme les autres, comme tous ceux qui m'entouraient et qui m'avaient chargé de ce Rapport dont ils espéraient qu'il allait les disculper.
L'enquête de Brodeck constitue un roman construit de façon astucieuse et savante : tout est prétexte pour passer du coq à l'âne et du fil à l'aiguille. On navigue sans cesse d'un personnage à un autre, d'une époque à une autre. Sans que cela devienne confus ou embrouillé, on devine par petites touches successives le passé, la face cachée des uns et des autres, de Brodeck aussi. C'est ce qui fait tout le charme de cette lecture.
Un peu comme si l'on découvrait peu à peu les pièces d'un grand puzzle.
Un puzzle où il s'agirait de reconstituer un tableau.
Mais un tableau de Jérôme Bosch. Car c'est bien l'horreur et la noirceur que l'on découvre derrière chaque image.
Brodeck vit dans un village où le curé est devenu un ivrogne : obligé de boire pour «oublier» tout ce qu'on est venu lui confier sous le sceau du secret de la confession.
«- C'est toi qui a lavé le sol ? 
- Il faut bien que quelqu'un le fasse ... 
- Et cette tache qu'est-ce que c'est ? 
- À ton avis Brodeck ?» 
Je me suis retourné vers Schloss. 
« À ton avis ...» répéta-t-il d'un air las.
Très vite, on a bien sûr une vague idée du tableau d'ensemble (comme si l'on disposait du modèle sur le couvercle de la boîte de notre puzzle) et l'on se doute que le lynchage de l'Anderer cache en réalité des drames encore plus sombres.
Mais cela ne suffit pas à la démonstration et tout l'art de Philippe Claudel est bien de nous amener, pièce par pièce, à prendre conscience de cette mécanique infernale et sous une apparence anodine de fable philosophique, il nous entraîne au plus noir de l'âme humaine.
Si certains croyaient encore que le rire est le propre de l'homme, ils découvriront que Brodeck est d'un tout autre avis : pour lui, c'est de lâcheté qu'est pétrie l'humanité.

La toile en parle un peu : ici, ou et . 
KatellEssel et Philippe ont lu également.

BD : Là où vont nos pères

La BD sans bulles.

Avec Là où vont nos pères de Shaun Tan (The Arrival en VO), voilà bien une bande dessinée qui sort de l'ordinaire puisque les cases sont ... muettes.
Une BD sans texte où seul le dessin parle de lui-même et se montre suffisamment expressif pour raconter quand même une (belle) histoire.
Une idée originale mais aussi réussie, puisqu'ici «BD sans bulles» ne signifie pas «BD plate».
On déambule avec plaisir dans le montage des images sépias (alternant zooms, gros plans et vues d'ensemble), genre photos à l'ancienne, d'où se dégage un parfum étrange et un peu nostalgique qui rappelle les films expressionnistes du début du siècle (films ... muets, eux aussi !).
L'agencement des cases sans bulles de cet album fait d'ailleurs penser à un montage de cinéma.
Shaun Tan est australien et son album raconte une histoire d'émigrant parti «là-bas» («là-bas, là où vont nos pères», et pour une fois le titre en VF vaut largement la VO).
Parti «là-bas» pour travailler bien sûr et nourrir sa famille restée au pays, quitter une terre inhospitalière et gagner un eldorado.
On ne sait ni où ni quand situer cet universel «là-bas», même si les premières planches font assurément référence à Ellis Island où débarquaient les émigrants candidats au statut d'américain (et dont la visite aujourd'hui dégage toujours une forte émotion, visite qu'on vous recommande lors d'un passage à NY !).
La suite nous plonge dans un monde un peu fantastique peuplé de fruits et d'animaux étranges.
Le héros y est confronté à une langue et des signes inconnus. Et comme lui, l'absence de dialogues et la présence de signes cabalistiques nous rend nécessairement attentif aux expressions, aux visages et aux gestes.
Un monde d'exil plein de poésie et une BD très «graphique».


D'autres en parlent sur Critico-blog ou sur Critiques Libres. 
Malaurie en parle longuement. Gachucha et Philippe aussi. 
Guillaume présente quelques planches de l'album, de même que le site de l'auteur Shaun Tan. 
Le site de Dargaud propose de beaux fonds d'écran.