[...] Un crime imaginé par un fan de polars.
Ce couple d'auteurs imagine une hostie empoisonnée dans une église de Gênes et une enquête qui ressemble à une déclinaison humoristique des intrigues d'une Agatha Christie qui serait partie en vacances en Italie.
Les auteurs, le livre (352 pages, 2024 puis avril 2026 en poche, 2020 en VO) :
En Italie, il en va des polars comme des recettes de pasta, chaque région, chaque ville a sa spécialité : que ce soit dans la région des Pouilles, dans les brumes du Pô, à Naples, Milan, Florence, Venise, dans le Piémont ou le Val d'Aoste, ... la liste serait sans fin, et j'en oublie, jusqu'à la Catane sicilienne mais vous pouvez retrouver ici mon itinéraire gastronomique publié dans la revue ActuaLitté.Il nous manquait toutefois ce couple de deux génois Antonio Paolacci et Paola Ronco qui sont aux commandes d'une série policière à quatre mains, dont le héros est le sous-préfet Paolo Nigra.
Nuages baroques a paru en 2022 et on attaque ici par le second épisode : Le point de vue de Dieu qui vient de sortir en poche chez Rivages.
La traduction de l'italien est signée par Sophie Bajard.
Le pitch et les personnages :
« Le vieux s’est effondré pendant la messe. Raide mort.Pis encore, les petits vieux présents à la messe ce jour-là formaient une sorte de club, ils étaient tous ... fans de romans policiers ![...] Apparemment, on l’a empoisonné avec une hostie.[...] La journée allait être difficile. Très difficile. »
« D’inquiétants petits vieux, des hosties empoisonnées et un meurtre de toute évidence rituel » , voilà « un crime qu’on dirait imaginé par un fan de polars du dimanche » et l'enquête va bientôt ressembler à « du Agatha Christie ! Juste ce qu’il nous fallait pour animer un peu l’été ».
« – Nous ne sommes pas dans un roman policier.– Bien sûr que si, Nigra, nous sommes dans un roman. Je veux dire que celui qui a commis ce meurtre est un passionné, qu’il a ce genre d’imaginaire. »
♥ On aime un peu :
L'assassin se cache certainement dans l'entourage de la victime et le couple de génois nous invite au spectacle d'une « insolite comédie humaine. Balzac aurait écrit quelque chose de certainement très perspicace à ce sujet ».
Si bien que le sous-préfet Nigra va « jouer les Poirot chez les petits vieux » et ira même jusqu'à se payer le luxe parodique d'un dénouement à la Agatha Christie :
« Le substitut haussa les sourcils et adopta un air perplexe. « Vous avez vraiment l’intention de conclure cette affaire comme dans un polar classique, c’est ça ? En vous livrant à un beau monologue explicatif avec tous les suspects autour de vous ? »➔ Au cours de son enquête, le sous-préfet Nigra n'avance guère et patauge en eaux troubles : tous ont l'air bien trop coupables ...
« J’ai aussi fait lever la pâte pour les roulés à la cannelle. Après le dîner, je l’étendrai sur la table, j’étalerai dessus une couche inconvenante de beurre, de sucre et de cannelle, puis… »
Pour celles et ceux qui aiment les Poirot.
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Livre lu grâce aux éditions Rivages (SP).Ma chronique dans les revues CulturAdvisor et ActuaLitté.










