Affichage des articles triés par pertinence pour la requête stéphane keller. Trier par date Afficher tous les articles
Affichage des articles triés par pertinence pour la requête stéphane keller. Trier par date Afficher tous les articles

mercredi 16 avril 2025

Moneda (Stéphane Keller)


[...] Aux autres de pleurer…

Chronique d'un coup d'état annoncé : ambiance de fin de règne à Santiago du Chili à la veille du putsch de Pinochet.

❤️❤️🤍🤍🤍

L'auteur, le livre (544 pages, septembre 2024, en poche mai 2025) :

Dans ses romans, l'écrivain-scénariste Stéphane Keller explore la période des années 60-70 au cours de laquelle les états se montraient coupables des pires compromissions pour maintenir leur pouvoir et leur emprise sur d'autres nations et colonies. 
Ce fut notamment Rouge parallèle (2018) qui nous emmenait d'Alger à Dallas, Telstar (2019) qui nous plongeait au cœur de la Bataille d'Alger et Mourir en mai (2023) dans l'après-guerre.
Des romans qui entremêlent petite et grande histoire.
Avec Moneda, l'auteur nous emmène en 1973 au Chili pour cette chronique d'un coup d'état annoncé, des événements qui ont marqué profondément ma génération.

Les personnages :

Stéphane Keller a l'élégance de mêler à ce nouveau roman quelques personnages venus de ses précédents ouvrages.
Comme ce Sébastien Desboz, nouveau nom d'emprunt du cynique Paul-Henri de la Salles, un ancien de la sinistre division Charlemagne mais désormais retraité des 'affaires', qui tient désormais Le Bar du Suisse en plein centre de Santiago du Chili, non loin de "la grand-place, celle-là même où se dressait le Palacio de la Moneda, ce palais de la Monnaie qui, depuis le milieu du dix-neuvième siècle, servait de résidence aux présidents de la République. Le Bar du Suisse était à quelques centaines de mètres à peine".
L'inspecteur Alejandro Vega-Pirri vient y prendre son café.
Il y a là aussi le sombre lieutenant Yanez-Vidal, un soldat chilien du 1er régiment qui tourne autour des jolies serveuses du café.
Dans le bar du faux suisse, le lecteur pourra même assister à la rencontre surprise du faux Sébastien Desboz et du journaliste Guillermo Calderón venu de Madrid pour couvrir les événements qui se préparent.
Mais un bon coup d'état ne se prépare pas sans l'aide active des américains : il nous faut donc également un général deux étoiles, comme Lee Preston Beaulieu, l'homme tout puissant des services secrets de l'armée US. 
Aux côtés de ces personnages de roman, on évoquera d'autres personnalités véridiques comme Paul Aussaresses et le colonel  Charles Lacheroy venus apporter aux américains leur expérience de la guerre insurrectionnelle et de la torture, un savoir-faire précieux acquis en Indochine et en Algérie.
Le lecteur va même croiser Henry Kissinger, futur prix Nobel de la Paix, ou encore Richard Nixon, le président empêtré dans les eaux troubles du Watergate.

Le canevas :

Nous sommes donc au Chili en 1973, à l'aube du coup d'État militaire du général Augusto Pinochet, qui s'apprête à renverser le président Salvador Allende et son gouvernement d'Union Populaire.
[...] — Avec ce qui se prépare…
— Et qu’est-ce qui se prépare… ?
— Allons, Don Sebastian. Vous devez bien deviner. Monsieur Allende ne verra pas le nouvel an.
Les services de renseignement de l'armée US et l'équipe du général Beaulieu s'affairent à entraîner les militaires chiliens en vue du putsch.
Dans le même temps, la CIA s'occupe activement de semer le chaos au sein de la population civile : elle met sur pied quelques assassinats ciblés, accuse les rouges, finance et orchestre les grèves (comme la fameuse grève des camionneurs), organise la pénurie, ...
[...] La situation économique du pays était désespérée. Le travail de sape effectué depuis trois ans par les USA allait porter ses fruits. Les trois millions de dollars alloués par Nixon à la CIA n’avaient pas été jetés par la fenêtre.
En marge de ces préparatifs politico-militaires, Stéphane Keller déroule une intrigue policière : un tueur en série s'en prend sauvagement aux jeunes femmes qui ont le malheur de marcher seule le soir dans les rues sombres de Santiago.

♥ On aime un peu :

➔ J'avoue ne pas avoir été vraiment emballé par les imbrications entre les nombreuses intrigues qui nous permettent de suivre les différents personnages. Il y a plusieurs histoires dans l'Histoire, beaucoup de portes ouvertes et l'auteur en referme même plusieurs au fil de son roman. 
Certains personnages sont à la limite de la caricature, le trait vraiment forcé, et aucun n'est vraiment sympathique. Quelques femmes peut-être. 
L'intrigue policière manque un peu de piquant et le thriller politico-militaire est un peu convenu : on n'en apprend pas assez sur ce coup d'état (les curieux d'Histoire resteront sur leur faim) et tout cela ne suffit pas pour captiver le lecteur.
➔ Il s'agit plus d'un roman d'ambiance que d'un véritable thriller et le côté réussi du bouquin, c'est justement la description de l'atmosphère de fin de règne, de fin d'un monde, qui baigne Santiago (mais aussi les États-Unis où l'ambiance est tout aussi délétère). 
Les personnages sont tous plus désenchantés et cyniques les uns que les autres, et ils semblent errer comme des fantômes, perdus dans ce monde crépusculaire.

Pour celles et ceux qui aiment l'Histoire.
D’autres avis sur Bibliosurf et Babelio.
Livre lu grâce aux éditions du Toucan (SP).
Ma chronique dans les revues ActuaLitté et Benzine.

mercredi 14 août 2019

Telstar (Stéphane Keller)


[...] Les crimes seront donc impunis, c’est ça ?



On avait beaucoup aimé l’évocation de l’Algérie des années 90 par Frédéric Paulin, de même que la fiction politico-thriller de Stéphane Keller qui revisitait celle des années 60 et l’assassinat de Kennedy.
Nous voici repartis avec Telstar et Stéphane Keller, là où tout a commencé : 1956-1957, au cœur de la Bataille d’Alger.
Peut-être à la lumière tremblotante des événements d’aujourd’hui, cette sombre période semble s’éclairer de nouveau après des années de black-out.
Fin 1956, réveillon sous tension, Massu et Bigeard viennent de débarquer, mal remis des reculades de 40, de Dien Bien Phu et tout récemment de l’humiliation du canal de Suez.
Nous voici en plein dans une sale guerre.
[...] Des innocents étaient embarqués afin d’être interrogés. Fébriles, craintifs, ils fouilleraient dans leur mémoire et donneraient un nom, une date, un renseignement précieux.
Les américains sont là également, bien décidés à profiter au maximum de cette leçon grandeur nature de guérilla insurrectionnelle, ça pourra servir.
Et ils ne sont pas avares de bons conseils, fort de leur expérience d’esclavagistes et des guerres indiennes.
[...] – Combien y’avait-il d’Arabes, en terre algérienne, quand vos troupes ont débarqué ?
– Trois millions.
 – Combien sont-ils à présent ?
 – Dix ! Dix millions. Hollyman se mit à rire.
 – Et voilà tout le problème. Au lieu de les rejeter vers le désert, au lieu de les pourchasser, de les affamer, de les exterminer méthodiquement, sans pitié, sans que quiconque s’en mêle, ce que le siècle dernier permettait encore, vous les avez humiliés mais laissés en vie, pire, vous les avez aidés à proliférer.
Quelle erreur funeste ! Croyez-en un descendant d’esclavagiste comme moi.
Mais voilà, il est trop tard désormais. Ils vont vous submerger et le monde entier les approuvera. 
La prose de S. Keller est toujours aussi fluide et agréable à lire, mêlant le plaisir des petites histoires et l’intérêt de la grande Histoire.
Finalement il n’est pas inintéressant de faire ce chemin inverse (l’intrigue se déroule en 1957 AVANT celle du bouquin qu’on avait déjà lu) qui permet de découvrir l’origine des personnages du second épisode.
Avec ces deux bouquins, on reste tout de même un peu sur notre faim : Rouge parallèle laissait rapidement de côté le contexte franco-algérien pour fuir du côté de Dallas et Telstar se complaît ici dans la petite histoire du serial-killer alors qu’on aurait aimé un éclairage plus soutenu de la grande Histoire d’Alger.
Ces deux romans sont de bons polars mais ont du mal à incarner vraiment le contexte historique qu'ils revendiquent.

Pour celles et ceux qui aiment les histoires avec de l'Histoire dedans.
D’autres avis sur Bibliosurf.

dimanche 21 octobre 2018

Rouge parallèle (Stéphane Keller)


[...] Il ne rate jamais sa cible.

On était parti sur la lancée de Frédéric Paulin, histoire de remonter un peu plus loin dans l'Histoire de l'Algérie, jusqu'aux années de l'OAS après-guerre.
Certes il sera ici encore question de barbouzes et d'officines obscures qui œuvrent dans l'ombre, mais avec son Rouge parallèle, Stéphane Keller va nous emmener bien loin d'Alger, jusqu'à Dallas, précisément un certain vendredi de novembre 1963.
Stéphane Keller n'est pas scénariste pour rien et son bouquin, mené tambour battant, va nous emmener dans une drôle de cavale sur les pas d'un ex-OAS, tireur d'élite réputé dont les talents sont fort prisés ... (lui, au moins n'aurait pas foiré l'attentat du Petit Clamart).
[...] Faire appel à Jourdan, le tireur d’élite, qui aurait été si précieux au Petit-Clamart quand tous ces abrutis avaient tiré en dépit du bon sens, ratant la vieille baderne, sa femme, son gendre, le terne de Boissieu, le chauffeur… Lui, s’il avait été là… Il n’aurait pas raté sa cible, il ne rate jamais sa cible…
Ce qui aurait pu facilement n'être qu'un roman de gare de plus mettant en scène une énième version du complot contre JFK, s'avère finalement un excellent roman d'action à l'écriture fluide et efficace et à l'intrigue rondement menée, sans aucun temps mort.
On se laisse facilement prendre au jeu de cette presque crédible version de l'attentat et on plonge avec plaisir dans cette reconstitution soignée des années 60.

Pour celles et ceux qui aiment les tireurs d'élite.
D’autres avis sur Babelio.

mercredi 23 septembre 2026

Si près de la lumière (Stéphane Keller)

[...] Il y a un assassin dans son histoire.


Enquête policière dans les coulisses des studios de cinéma parisiens, en 1943 sous l'Occupation. Un récit teinté d'amertume, où plane l'ombre de Goebbels, et qui nous ramène aux tout débuts de l'industrie du cinéma français quand on pouvait croiser dans les couloirs, H-G. Clouzot, Suzy Delair, Simone Signoret, Gabin, ...

❤️❤️🤍🤍🤍 

L'auteur, le livre (328 pages, septembre 2026) :

Stéphane Keller, c'est cet écrivain-scénariste qui trace sa route avec constance : des romans, polars ou thrillers, toujours très ancrés dans l'Histoire, celle avec un grand "H". Il nous a permis de revisiter (entre autres) la Guerre d'Algérie avec Telstar, le coup d'état au Chili en 73 avec Moneda, et même l'assassinat de Kennedy avec Rouge parallèle. Des bouquins qui entremêlent petite et grande histoires pour éclairer une période au cours de laquelle les états se montraient capables des pires compromissions pour maintenir leur pouvoir et leur emprise sur d'autres peuples, nations et colonies. Heureusement le monde a bien changé.  
Avec Si près de la lumière, il remonte un peu plus loin dans le temps, en 1943 au temps de l'occupation ... et de la collaboration, période décidément très en vogue cette année.
[...] — Le public n’attend que cela, notre collaboration. 
— Ce mot est décidément très à la mode, il est vrai. »
À noter : le livre est parfois référencé sous le titre Meurtres à la Continental.

L'époque et le décor :

1943 dans Paris occupé, entre les studios de cinéma de la Continental Films et ceux de Pathé, rue Francœur. À l'époque, la Continental était une officine culturelle servant le pouvoir nazi et notamment la propagande de Goebbels, mais ce sera également la pépinière du futur cinéma français. Les studios produisirent en 1943 Le Corbeau de Henri-Georges Clouzot, et plus tard, deviendront l'UGC.

Le pitch et les personnages :

Le soir du réveillon du jour de l'an 1943, une très belle jeune femme est retrouvée assassinée à proximité des studios de cinéma de Boulogne-Billancourt. Une « jeune femme a été tuée le soir du 31 décembre de sept coups de baïonnette. Elle s’appelait Valentine Ballard, de son nom de comédienne ».
C'est le jeune inspecteur Bordier, au passé peu ordinaire, à la rancune tenace et féroce, qui est chargé de l'affaire. 
[...] « De quel crime était-il question au juste ? Mais si, vous savez bien, cette pauvre fille tuée dans ce terrain vague, le soir de la Saint-Sylvestre… »
Au fil de l'enquête nous allons croiser différentes personnalités du monde artistique comme l'ambigu et francophile Alfred Greven qui dirigeait les studios sous les ordres de Joseph Goebbels ou encore Robert Le Vigan, Simone Signoret, Céline, Suzy Delair, Jules Berry, ... les célébrités ne manqueront pas mais dans cette période troublée, rares sont celles ayant eu une conduite exemplaire.
Les portraits de Clouzot et de Berry sont particulièrement acides, comme gravés à l'eau-forte.
Mais bientôt la baïonnette frappe encore. 
[...] Deux filles tuées, certainement par le même assassin, avec peut-être la même arme, cela allait faire la une des quotidiens dès demain. Toute la presse s’y mettrait dans la semaine. Il fallait aller plus vite qu’elle.
[...] Deux apprenties vedettes trucidées par un maniaque ou un pseudo-résistant, c’était censé passionner les foules.

♥ J'aime parce que ...

⋯ parce que j'aime bien les coïncidences ou les hasards littéraires et qu'on croise à nouveau la route de la famille Luchaire, après le film récent de Xavier Giannoli, après le dernier roman de Romain Slocombe : Un été de trahison (août 2026) et celui de Gabriel Katz : L'assassin de Pigalle (avril 2026). Décidément les Luchaire n'ont plus le beau rôle (ici il s'agit surtout de la fille Corinne puisqu'il est question de cinéma) et ils incarnent aujourd'hui les collabos de l'époque.
[...] Corinne Luchaire. La belle Corinne, la jeune première du cinéma français d’avant-guerre, mais surtout la fille de Jean, le grand patron de la presse collabo, l’ami personnel d’Otto Abetz, ambassadeur du Reich.
⋯ parce que c'est un roman d'atmosphère, d'époque, le climat trouble des années d'occupation. Le ton est chargé d'amertume avec « la guerre qui s’éternise, l’Occupation qui dure, ça finit par ne plus être drôle du tout ». C'était un temps où « la soupe se faisait rare et il n’y avait pas de cuillère pour tout le monde ». Une période qui poussait les jeunes femmes qui voulaient briller un peu, à s'approcher un peu trop près de la lumière.
[...] C’était la triste réalité de ce métier, seules les filles faciles réussissaient. Valentine Ballard était de celles-là. Ce n’est pas parce qu’elle était morte qu’il fallait l’idéaliser.
⋯ parce que même si l'on comprend bien que l'époque n'était guère propice aux réjouissances, il faut avouer que ce ton amer, désabusé, un peu aigri, finit par plomber l'ambiance, d'autant qu'aucun des personnages n'est vraiment sympathique et qu'il est bien difficile de s'attacher à l'un ou l'autre. Même le flic Bordier cache une bonne part d'ombre, lui qui « n’avait de comptes à rendre qu’à lui-même ».
[...] Pas au niveau, mauvais flic, trop indépendant, timoré, le genre d’enquêteur à œillères, sans méthode aucune, sans instinct. Voilà le portrait qu’on faisait de lui. Voilà ce que pensait son chef. Et tout cela était probable. Bordier avait présumé de ses capacités. Il lui manquait l’étincelle qui fait le flic d’exception, ce qu’il avait rêvé d’être. 
⋯ et parce qu'heureusement il y a ce petit twist à la fin d'une intrigue qui nous a bien caché un « assassin tellement différent des autres ». Et, cerise sur le pompon, il y a ce joli clin d’œil avec le nom de la compagne que fréquente Bordier au début du récit : elle s'appelle Martine. Oui, mais Martine comment ?!

Pour celles et ceux qui aiment l'histoire du cinéma.
D’autres avis sur Bibliosurf et Babelio.
Livre lu grâce aux éditions du Toucan (SP).
Ma chronique dans les revues Benzine et ActuaLitté.  

vendredi 20 novembre 2020

La liste au Père Noël ...


Vous ne savez pas quoi vous offrir à Noël ?
On a essayé de regrouper ici quelques bonnes idées pour celles et ceux qui n'ont peut-être ni l'envie ni le temps de se perdre dans les dédales des blogs et des réseaux.
D'un seul coup d'œil, quelques (très bonnes) idées de bouquins à picorer selon son humeur ou selon ses envies.
Et bien sûr vous ne trouverez là que des coups de cœur parmi les coups de cœur, que du bon, du très très bon !


Si vous aimez plutôt les histoires de marins, ne manquez pas :
Si vous aimez les récits de voyages ce sera :
    et si vous voulez voyager au Japon : le mot-clé dédié au pays du soleil levant
    ou dans d'autres pays d'Asie : avec notre liste des auteurs d'Orient (Chine, Inde, Japon, ...) 
Si vous aimez les polars qui font voyager, partez :
Si vous aimez les bouquins adaptés au cinéma  :
Si vous aimez les espions :
Si vous aimez le sport :
Si vous aimez les bouquins faciles, tous publics, mais 100% plaisir :
    Si vous aimez les histoires de vieux et le 3° âge :
    Si vous aimez les bios, les Vies :
    Si vous aimez les bons, très bons auteurs français :
    Si vous aimez les grands espaces, le nature-writing, façon farouest, partez :
    Si vous aimez le souffle de l'aventure :
    Si vous aimez l'érémitisme, rendez visite à :
    Si vous aimez la peinture, les peintres et leurs modèles :
    Si vous aimez les recueils de nouvelles :
    Si vous aimez les gros romans fleuves, les pavés, les sagas :
    Si vous aimez les histoires avec de l'Histoire dedans, avec un grand H :
    Si vous aimez les histoires de guerre ou l'histoire des guerres :
    Si vous aimez les histoires d'Amour avec un très grand A :
    Si vous aimez les histoires tristes (mais trop bien écrites pour passer à côté) :
    Si vous aimez l'humour avec un grand sourire, parfois féroce :
    Si vous aimez les histoires de fous et de maniaques :
    Si vous aimez les romans épistolaires :
    Si vous aimez les histoires de mecs ou d'hommes :
    Si vous aimez les histoires de nanas ou de femmes :
    Si vous aimez les courts-métrages :
    Si vous aimez les polars sans crime et parfois sans cadavre ni assassin :